Design logo 

Philomène Martinez

Graphisme / Illustrations 

Marianne Tran, 17 ans

Taipei (Taiwan)

  • Twitter - Black Circle
  • Instagram - Black Circle

NÉO: LE FRANÇAIS EN PLUSIEURS LANGUES


Avec Néoptimiste, j'ai appris à parler le français en plusieurs langues

Très souvent, en corrigeant les articles avant leur publication sur Néoptimiste, je me retrouve face à des tournures de phrase, ou bien certaines associations de mots inhabituelles, mais je n’arrive pas à trouver une autre façon de les formuler : ces interférences des langues maternelles de nos journalistes avec le français dans lequel ils écrivent sonnent si bien à l’oreille qu’on en oublie la sensation d’imperfection et de déséquilibre qu’elles peuvent donner. Peu à peu, je me suis même habitué à deviner la langue maternelle de l’auteur de l’article sans en connaitre l’identité. Chacun de nos journalistes est un funambule linguistique qui tient difficilement –ou pas- mais magnifiquement en équilibre sur le fil du partage et de l’ouverture culturelle. Au final, Néoptimiste ne serait pas ce que nous souhaitions qu’il soit sans ces petites imperfections, qu’on ne peut pas louper, et qu’on ne peut pas non plus modifier d’une goutte d’encre -ou d’une touche de clavier.


Avec Néoptimiste, j’ai lu des mythes de la Chine à la Bolivie en français. Avec Néoptimiste, j’ai entendu les hispanophones rouler leurs ‘'r’' dans des tournures de phrase confusément poétiques, toujours en français. Avec Néoptimiste, j’ai vu des enfants courir dans les rues de villes faites de sable et de taule, et j’ai imaginé leurs rires et leurs cris résonner dans un français indicible jusqu’à mes oreilles. Peu m’importait, au fond, la justesse de leurs mots, quand leurs petites erreurs, en faisant trembler la forme, consolidaient et donnaient plus que jamais son sens au fond de chacun de nos articles.


Le français est cette langue qui appelle à la lyre de l’alexandrin, celle-là même dans laquelle on composa autant de sonnets que de slams en verlan. Le français est aussi devenu pour moi cette langue qui aime et qui décrit, qui partage et qui rassemble. Ce journal m’a dévoilé la beauté derrière ces futiles manques de justesse syntaxique ou grammaticale. Ainsi, depuis que nous en avons eu l’idée pour la première fois, Néoptimiste est devenu notre art, notre langage universel. La francophonie, elle, est notre outil. Ma première résolution pour 2019 ? Continuer à faire grandir Néoptimiste en encourageant toujours plus de gens à adhérer à notre projet...


Bonnes fêtes à tous !

- Joe Melki

120 vues1 commentaire